Les vallées de Vieux Habitants ont vu pousser toutes sortes de cultures. Il faut savoir que la région a d’abord enrichi la colonie en tabac, en coton et en indigo. Originaire des hauts plateaux d’Abyssinie, le café a été introduit en Guadeloupe en 1726. Sa culture a commencé sur la Grande Terre, jusqu’à ce qu’on se rende compte que le climat, le sol volcanique et les reliefs de la Basse Terre, particulièrement la côte sous le vent lui étaient plus favorables. Faire pousser des caféiers n’est pas une mince affaire. Pour une première production rentable, on doit attendre au moins 5 ans. D’un seul pied de caféier, on ne tire guère plus de 100 grammes de café torréfié. Heureusement sa durée de vie dépasse 50 ans. Les exploitants d’aujourd’hui, Vanibel, Chaulet, La Grivelière, tente de retrouver la qualité du bonifieur, et de lui redonner sa place sur le marché mondial. Une labellisation de leur production pourrait consacrer leurs efforts, mais aucun d’entre eux ne peut vivre de ses plans de café. Pour rentabiliser les exploitations, les agriculteurs redécouvrent la polyculture créole, abandonnée un temps au profit de la canne à sucre et de la banane. A voir la passion qu’ils y mettent et la multiplication des des petites exploitations, on peut parier sur le retour du bonifieur, le légendaire café de la Guadeloupe que le monde entier s’arrachait jadis.


Leave a Comment