Pointe Noire (7500 habitants) a longtemps partagé avec Bouillante le titre de ville la moins accessible de la Guadeloupe. La route qui la relie à Deshaies ne fut ouverte qu’en 1957, suivie 10 ans plus tard de la route de la traversée. Sans doute l’éloignement a contribué à faire de ce vieux bourg un véritable conservatoire vivant du patrimoine créole. Maisons du bois, du cacao… Chaque visite est l’occasion d’explorer une tranche d’histoire et un espace naturel préservé.

Le pays du bois

L’histoire de Pointe Noire est depuis toujours liée au travail du bois. La culture de la canne à sucre a considérablement modifié le paysage, entraînant de nombreux déboisements. Les forêts qui recouvraient la Grande Terre et la Capesterre ont ainsi été rasées. Cette pratique appelée “habituée” en créole, était si courant que nombre de lieux dits portent encore ce nom. Les déboisements sauvages n’ont pas disparu, mais l’action de l’ONF les a considérablement restreints. Si Pointe Noire a été épargné, elle le droit d’abord à son isolement et son escarpement. Au fil du temps, la ville a naturellement amenée à elle les menuisiers, charpentiers et ébénistes qui ont forgé sa réputation de capitale guadeloupéenne du bois. L’activité a beaucoup décliné, mais le savoir faire des artisans n’a cessé de s’apprécier.


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