Terre-de-Haut à l’est de Terre de Bas à l’ouest, entouré de plusieurs îlets inhabités, sont posées comme deux joyaux à quelque 15km des côtes sud de la Basse Terre. Chacune à sa personnalité. Terre de Haut et sa succession de petites plaines et de mornes escarpés, tout échancrée d’anses et de baies bordées de sable blond… Terre de bas, beaucoup plus massive, qui, hormis les deux ou trois criques lui servant d’accès, plonge ses falaises rocheuses directement dans la mer. La pêche a longtemps été l’unique ressource des Saintois, qui, dès le 17e siècle, se sont taillé une réputation – méritée – de marins pittoresque de ces îles, typiques des paysages insulaires tropicaux, ont permis le développement d’une activité tout aussi lucrative : chaque matin, dès 9h, près d’un millier de touristiques arrivent de la Guadeloupe par vedette. Il est vrai que la baie de Terre de Haut est décrite comme des plus belles du monde…

Un peuplement à part

L’archipel des Saintes est situé à l5 km au sud-est de Basse-Terre. Il se compose de sept îles, dont deux sont habitées, Terre-de-Haut (1 900 hab.)  Si ces deux îles sont les moins peuplées des communes guadeloupéennes, les touristes sont plus 500 000 à faire escale aux Saintes chaque année. La plupart débarquent le matin vers 9h-9h30, louent un scooter, s’installent pour quelques heures sur une plage et reprennent le bateau vers 16h, sans visiter Terre-de-Bas, pourtant charmante. Après le départ du dernier bateau, les terrasses sont de nouveau occupées par les Saintois et par les visiteurs qui ont eu la bonne idée de rester. Les habitants s’enorgueillissent d’appartenir depuis peu au club très sélect des plus belles baies du monde, à l’instar d’Acapulco, de Rio de Janeiro… Les mornes qui entourent la baie se couvrent toutefois de plus en plus de maisons et de constructions. On sera étonné de croiser beaucoup d’insulaires à la peau claire et aux yeux translucides à Terre-de-Haut.
Les Saintois descendent en grande partie de pêcheurs d’origine bretonne, poitevine et normande, qui ont colonisé l’archipel de génération en génération. Faute de terres cultivables, les îles comptèrent peu d’esclaves noirs et les métissages furent rares. Excellents pêcheurs, les insulaires sont à l’origine des célèbres saintoises, ces barques de pêche traditionnelles inspirées des chaloupes de goélenes, que l’on retrouve désormais dans toute la Guadeloupe.


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