By / 1st avril, 2014 / Actu, Culture / No Comments

La Cité de la musique à Paris accueille jusqu’au 24 août, Great Black Music. Une exposition visuelle et sonore, véritable anthologie des musiques noires.
L’occasion d’un pur moment de découverte des origines musicales qui nourrissent nos rythmes quotidiens.

D’emblée, le visiteur est plongé dans l’ambiance. L’atmosphère, l’éclairage, les visages des légendes. James Brown, Bob Marley, Ray Charles, Elvis Presley. Oui vous avez bien lu. La musique d’Elvis avait bien des accents noirs !

Chacune des nombreuses figures musicales est promue par un totem munie d’un écran circulaire qui diffuse un court film documentaire. Il y a tant à voir, à écouter, à contempler…

Des projections à 360° propose une immersion totale dans l’univers soul, de concerts mémorables de Hugh Masekela ou encore Mahmoud Ahmed.

Toute la musique que j’aime, elle vient de là, elle vient de l’Afrique

L’Afrique est souvent présentée comme le berceau de l’humanité. En serait-il de même pour la musique ?

Cette terre ancestrale garde en mémoire les rythmes et les rites sacrés. La musique, la danse, la religion sont des arts immatériels. Certaines croyances répandues chez les esclaves du Nouveau Monde, disent que les âmes reviennent en Afrique après la mort. Dans leur malheur, la musique est la seule chose que les esclaves déportés ont pu emporter de l’Afrique. Ce patrimoine fut conservé et réinvesti pour donner naissance à la santeria cubaine, le maloya réunionnais, le condomblé brésilien, le vaudou haïtien, «rituel de cohésion des esclaves» , le gospel et le negro spiritual…

L’exposition Great Black Music passe en revue mélodique mélancolie des bluesmen de la Nouvelle Orléans, la samba de Rio, le ragga de Kingstone, les clubs de jazz de Manhattan, puis le hip-hop né des rues malfamées du Bronx…

La créolisation, force artistiquement créatrice

Elles n’ont pas légué au monde que Louis Armstrong, mais la force créatrice de la créolisation”. C’est sans doute ce que le Nouveau Monde a apporté de plus neuf, de plus moderne !” Nous explique Marc Benaïche, commissaire de l’exposition, fondateur et directeur général de Mondomix. Bob Didley, le cigarbox guitar, le steel drum, la musique Caraïbe se fait musicale. Elle tisse une filiation depuis les chants au cœur des champs de cannes ou de coton, pour muer et s’inspirer du gospel, du jazz et du blues, eux-mêmes parents du be-bop, du cool, du free jazz et du rythm’n’blues. À leur tour, ces derniers ont donné naissance à la soul, au rock, au rap, mais aussi à la bossa nova, la samba, au steel drum, au bélé, au zouk et au kompa, sans omettre le reggae, le ska, la rumba, le cha cha…

Depuis le berceau africain et la conquête des Amériques, la musique noire a métissé nombre de genres musicaux, pour faire naître une conscience aigüe de son héritage. Aujourd’hui, elle inspire, rythme et influence la création artistique dans son ensemble, et se voit magistralement mise à l’honneur dans l’exposition

Plus d’infos sur : www.greatblackmusic.fr/fr/lexposition/


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