Paradis des amateurs d’architecture et première ville de la colonie, c’est un modèle d’architecture militaire (avec le fort Delgrès, l’arsenal…) et religieuse (cathédrale Saint François et quartier du Carmel). Le quartier commercial de Saint François foisonne d’entrepôts entre le cours Nolivos et la mer.) et de demeures de riches négociants. Malgré les nombreuses catastrophées naturelles, l’habitat populaire est encore représenté par de très belles petites maisons traditionnelles, généralement en bois ou en tôle. Après le cyclone dévastateur de 1928, le gouverneur de la Guadeloupe fait appel à Ali Tur (1889-1977), architecte des colonies d’origine alsaciennes né à Tunis. Ce dernier innove grâce au recours au béton armé, une matériaux qui permet de construire relativement vite et à des coûts très bas, ais surtout par une réflexion urbaine adaptée au climat. En quelques années, une centaine de bâtiment s’élèvent dans l’archipel (mairies, églises, écoles, marchés, hôpitaux…) Ce chantier était en partie motivé par le tricentenaire de la colonie. (1935). Mais il a eu l’avantage de doter la Guadeloupe d’édifices publics très modernes pour l’époque. La plupart des constructions sont visibles sont toujours visibles, pour beaucoup à Basse Terre (ancien conseil régional, palais de justice, préfecture…) Ville pionnière de l’architecture de l’archipel, Basse Terre a renforcé cette position avec les grands chantiers menés depuis le début des années 1990 (l’Artchipel, nouveau conseil régional…)


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