Basse Terre (13200 habitants) est la première ville historique et administrative de la Guadeloupe. Dès 1643, les militaires prirent possession du site en y construisant des fortins.
Les pirates appréciaient déjà ces rivages aux mouillages sûrs où la nature leur offrait des vivres en quantité. Vinrent ensuite les ordres religieux qui édifièrent leurs églises, et les colons qui se mirent à cultiver les riches terres volcaniques. La canne à sucre s’imposa rapidement, suivie par la culture du café, du cacao et enfin de la banane. Basse Terre resta le centre de
l’économie coloniale jusqu’à la fin de la fondation de Pointe à Pitre vers 1770. Depuis cette date, la ville n’a cessé de décliner économiquement, jusqu’au transfert du port bananier vers Pointe à Pitre dans les années 1960.
En 1976, l’éruption acheva de reléguer Basse Terre au rang de deuxième ville de l’archipel. Mais c’est aujourd’hui le chef-lieu de la Guadeloupe, abritant toute les administrations possibles et imaginables. Et quand on sait que la Guadeloupe est à la fois un département et une région, on comprend
l’accumulation de bâtiments administratifs.
Aujourd’hui, une grande majorité travaille donc pour l’administration. Basse Terre qui affiche malgré tout un dynamisme certain, offre un concentré unique de l’histoire guadeloupéenne.
On y vient surtout pour son architecture son marché animé.


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